jeudi 21 décembre 2017

Haruki Murakami "Le passage de la nuit" Déborah Bron

  
Haruki Murakami - Le passage de la nuit 
     Une nuit sombre et noire à Tokyo, où le temps s’égrène lentement et où l’on retrouve une certaine nostalgie. Murakami évoque la situation la plus «naturelle» à laquelle chacun de nous est sans cesse confronté ; La nuit, elle, est universelle, c’est un fait, chacun la subit, chacun s’en sert comme il le souhaite, c’est là où une partie du monde s’endort, et une autre s’éveille.           Une horloge marque le temps à chaque début de chapitre, on suit différents personnages et plus la nuit avance plus les personnages se révèlent et se découvrent, toujours à mi-chemin entre rêve et réalité. Lire ce roman c’est toucher de près à la simplicité au-dessus de laquelle chaque être humain passe sans y accorder beaucoup d’importance, on en ressort attentionné et perspicace quant à ce qui nous entoure. L’histoire se met en place doucement, laisse des indices, ne révèle pas tout elle nous remémore aussi des sensations lointaines rangées dans un coin oublié de notre mémoire. Ce  livre est un temps de méditation et de calme, où l’on s’autorise à ralentir, à faire une pause avant de retourner à une vie où tout va parfois trop vite... C’est une histoire courte, à l’écriture fluide et rythmée. Grâce aux nombreuses incursions de la musique, on baigne dans des ambiances allant du jazz à la musique classique créant une bande son à l’histoire.  L’auteur rend le quotidien merveilleux ou effrayant laissant une certaine marge de manœuvre pour interpréter son dénouement puis nous observons les personnages comme si la caméra utilisée par l’auteur était finalement tenue et dirigée par le lecteur. Et même si je n’arrive pas à imaginer quelle forme cela pourrait prendre, j’aimeraie en voir une adaptation. Je me suis attachée à chacun des personnages voyant le matin arriver avec regret.

Déborah Bron

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