mardi 17 décembre 2013

Raw Vision

Raw Vision
du 18/09/2013 au 22/08/2014
Halle Saint Pierre, Paris
Un an après l'exposition Banditi Dell Arte, je retourne à la Halle Saint-Pierre pressée de découvrir ce qui s'y trame. Une fois devant, je ne suis pas déçue, venue à l'aveuglette, je découvre alors leur nouvel évènement. La Halle Saint Pierre présente une exposition célébrant le 25e anniversaire de la revue anglo-saxonne Raw Vision, consacrée à l'art outsider. Avec plus de 80 artistes et plus de 400 œuvres, cette exposition est l’occasion de retrouver de grands artistes issus de l'art brut. A l’intérieur, mon regard est attiré partout. Je décide de me concentrer et de choisir mon propre itinéraire.  Chaque artiste présenté a droit à un cartel bien détaillé. Ainsi je découvre des artistes souvent torturés, malades et quelquefois lourdement handicapés, ainsi que des univers sombres mais parfois contre toute attente une pointe d’espoir se fait entrevoir. J'ai choisi de vous présenter deux artistes qui m'ont marquée soit à cause de leur vie semée d'embûches soit grâce à leur œuvres particulièrement soignées.
Aloïse,Corbaz, 1886-1964 née à Lausanne figure emblématique de l'art brut. A Postdam, elle est engagée comme gouvernante à la cour. De là, elle tombe éperdument amoureuse de l'empereur. En 1918 elle est hospitalisée pour des troubles mentaux. Aloïse dessine le plus souvent avec des crayons de couleur et de craies grasses, mais aussi parfois avec du suc de pétales ou de feuilles, ou encore avec du dentifrice. Le support qu’elle préfère est le papier kraft récupéré de colis. Elle dessine presque toujours le recto et le verso. Son œuvre est peuplée de fleurs, de rois, de reines, de princes charmants, de princesses. Les thèmes que l'on retrouve régulièrement dans son œuvre sont le couple amoureux, le théâtre...
Dalton Ghetti : est né au brésil, il immigre à l'âge de 24 ans aux Etats Unis. Il commence à  travailler avec des outils des l'âge de six ans. A l'âge de neuf ans il sculpte des objets de toutes sortes à l'aide de couteaux, de ciseaux et d'un marteau. Il commence d’abord à sculpter des œuvres volumineuses puis, en 1986 il décide de créer les plus petites sculptures possibles. Son but est d’attirer l'attention sur les petites choses. Ainsi il commence à sculpter les mines de crayon à papier abandonnés. Pour Dalton Ghetti, ses sculptures sont un passe-temps, et une forme de méditation, qui nécessite beaucoup de patience. Il refuse alors de vendre ses œuvres.
Lucie Calbo



Aloïse,Corbaz

Dalton Ghetti

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