vendredi 23 novembre 2012

FIAC 2012


FIAC 2012




La FIAC est un sport de combat. On s’en prend plein les yeux, plein la tête,...
Avant d’y entrer, il faut se sentir léger, respirer un bon coup, être prêt car c’est parti pour trois heures d’art non-stop et des milliers d’œuvres alignées dans la nef du Grand Palais.



Les participants de la foire sont clairement définis. Il y a l’exposant, l’artiste, le visiteur professionnel, l’étudiant en art, le touriste culturel, le personnel de sécurité ou d’entretien,… Entre chacun d’eux , il y a une certaine distance. On a beau se bousculer (la FIAC rassemble plus de  85 000 visiteurs en 4 jours) cela reste une ambiance assez froide et pompeuse… Au point qu’il y a aussi une distance face aux œuvres : peu de gens s’aventurent dans les salles fermées par un rideau ou alors ils ne glissent que leurs têtes, quitte à ne pas entrer réellement dans l’œuvre elle-même. On a l’impression que le  regard est dur, qu’il juge plus qu'il ne profite. Peut -être à cause du nombre d’œuvres. On voit mais on ne regarde plus.
Les œuvres exposées sont régulièrement signées par des artistes-stars de l’art contemporain (Damien Hirst, Wim Delvoye,…) et quelques  nouvelles têtes (Claire Morgane, Khaled Jarrar,…).

La FIAC rappelle aussi la réalité de l'art aujourd’hui : c’est un marché financier. On apprend qu’un tableau de Fabrice Hyber vaut plus qu’un autre de Marc Desgranchamps et qu'un tirage de Bruno Serralongue coûte le même prix que deux œuvres d’Eric Poitevin ..

Le Grand Palais rassemble les galeries du monde entier (en particulier France, USA, Allemagne, Amérique Latine et Asie )
Cela permet de jeter un coup d’œil sur les galeries étrangères et de découvrir autant leurs poulains que leurs œuvres majeures.

Ce que l’on retient surtout de la FIAC c’est qu’elle reste un évènement incontournable, sérieux et de qualité, toujours très actuel. On en sort surpris et enrichi par nos découvertes de nouveaux talents. Cette année les œuvres étaient diverses et intéressantes mais pas bouleversantes. Je n’ai eu aucun réel coup de cœur. Peut être que face à trop d'œuvres on se perd un peu et que l'on profite moins de chacune, que l'on passe à coté de certains artistes pleins de talents.

Marion Garczynski

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