vendredi 23 novembre 2012

Pentzelen Zarata Mailu Isiltasuna


Pentzelen Zarata Mailu Isiltasuna
Atelier Mille feuilles au Hangar 30, Nantes

Après le cours de mobilité, ce vendredi-là nous étions des marteaux certes mais il nous fallait bien prendre des coups sur la tête pour juste réussir à prononcer le nom de l'exposition après la visite de Si j’avais un marteau à la HAB Galerie.

Vendredi 26 octobre 2012, les Ateliers mille feuilles du Hangar 30 et leurs jeunes artistes exhibent quelques pièces personnelles, mais pas seulement. Le concept est que chaque résident invite un ami artiste pour qu'ils exposent ensemble dans l’espace commun.

On entre à l'heure de l'ancestral rituel de l'exposition : le vernissage où l’on subtilise une friandise acidulée qu'on fait passer avec une lampée de jus de poire.
Puis on pénètre dans la vaste exposition. Par où commencer ? Une grande huile sur toile représente une vague océanique. Trois "vases" sans fond sont faits de petites billes noires vernies. Deux énormes huiles sur toiles abstraites plus fluos que psychédéliques. Un triptyque photographique avec des jeux de mots lumineux et troublants. Un pilier blanc d'exposition cliché fendu parfaitement en deux relié par une petite excroissance en son centre. Un dôme de plastique léger gonflé par une machine à air puissante. Ou encore une photographie difforme passée par une clé usb corrompue. Une vidéo projetée derrière une vitre de bureau témoigne de la force destructrice des torrents du fleuve Congo etc …
D’un point de vue architectural, un mur s'élève en plein milieu de la salle d'exposition. Quand on a jeté un premier regard global sur les travaux, on tourne encore et encore autour du rond-point mural pour s'attarder sur les œuvres qui pourraient plaire. Peut-être aussi se moquer du galeriste du centre-ville qui transforme une sculpture épineuse et chaotique en liasses de billets. Je me suis attardé sur deux œuvres plus ou moins liées par leur thématique aquatique.
Une vague impressive et impressionnante se dresse doucement dans le cadre d’une toile avec quelques tâches colorées dans son relief dépourvu de ciel subtilisé par le bleu du remous. L'autre pièce se présente sous forme d’une vidéo ; une projection d'un fleuve congolais. Les plans sur les paysages typiques de l'Afrique Noire perdent leur misère avec une colorimétrie douteuse et altérée par des violets orangés. Le sujet principal restant le débordement de ce fleuve qui traverse son lit avec une puissance brutale et meurtrière, toujours avec les couleurs du noble continent. En se télescopant ces deux œuvres ont précieusement mouillé, trempé, noyé ma psyché dans l'héroïsme de l'eau sous toutes ses dénominations terrestres et mystiques.
Le fait est que cette exposition regroupe tellement d'exposants (plus d'une trentaine) qu'elle révèle bien la puissance de ces ateliers. En tant qu'élève des beaux-arts je jalouse même l'endroit et les exposants car c'est avec plein d'espoir que j'ai regardé ces différents projets qui résultent finalement de personnes tout juste diplômées ou en pleine ascension artistique.

Wacim




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